Novembre
2005 : Sal-Rei- BOAVISTA Cap Vert
Bonjour
a tous, voilà les dernières nouvelles Cap
Verdiennes
Après quelques jours à Palmeira, nous partons
au mouillage dans la baie de « Cascalho ». Le
programme est toujours très agréable : baignades,
pêche, découvertes des fonds, recherche de
coquillages, grillades… Arno s’essaye au Kite
et isa se lance dans la fabrication de bracelets en coquillages
!!!
Amaury pêche quelques poissons et les journées
se terminent par de bons barbeuc sur la plage.
Le 29 Octobre nous mettons les voiles vers Boa Vista, toujours
avec Amaury, Nathalie et leurs enfants. Le vent est au rendez-vous,
nous avançons à 8/10 nœuds et…
nous péchons notre premier poisson a la traîne
!!!! Enfin !!!!
Quatre heures plus tard nous arrivons à Sal Rei.
Et là, surprise : impossible d’allumer le moteur,
rien ne marche. Il faut aller mouiller à la voile
; le vent souffle fort et vient de face, isa est un peu
stressée à la barre mais tout se passe bien.
Nous sommes un peu loin de village pour y aller à
la rame, Arno passe l’aprèm dans le moteur,
en espérant pouvoir réparer. Le soir, toujours
rien, notre poisson passe a la casserole; bien grillé
avec du riz et une sauce a l’ail il nous remonte le
moral.
Le lendemain matin au saut du lit, Arno trouve la panne
: un coupe circuit du négatif était defectueux.
Plutôt soulagés nous nous rapprochons du port.
Nous découvrons un village coloré, accueillant
et tranquille. Pour découvrir l’île nous
partons une journée en « aluguer » (les
taxis brousses du cap Vert) avec l’équipage
de Silence et de Safran.
Nous découvrons des paysages grandioses : des plages
désertes de dizaines de kilomètres, du sable
blanc a perte de vue, des dunes et quelques palmiers, des
déserts de cailloux, des terres ocres et arides….
Un arrêt à l’épave du «
Cabo Santa Maria », un des nombreux navires échoué
à Boa Vista s’impose. Les fonds sous marins
en sont jonchés, dus à la déficience
des cartes de navigations de l’époque, aux
perturbations magnétiques et à la rareté
des phares.
Nous découvrons avec délice le pain au mais
et à la cannelle ; les légumes quand à
eux sont rares et très chers (tout est importé).
La seule source d’approvisionnement en eau est l’usine
de désalinisation de Sal Rei. Le matin tout le monde
se rassemble à la fontaine pour y remplir ses bidons
d’eau. Les femmes discutent et lavent le linge, les
hommes eux jouent souvent à l’awalé.
Voilà maintenant quelques jours que le vent souffle
fort, le bateau bouge pas mal et se recouvre d’une
fine poussière ocre… Finit les drisses blanches
et propres !!!!
Nous quittons Boa Vista Dimanche 6 Octobre pour l’île
de Sao Nicolau.
Suite
au prochain épisode… Bisous…
Le
petit coin Histoire
L’histoire
du Cap-Vert ressemble à un roman…vous l’aurez
une prochaine fois ; mais voilà quelques mots sur
Boa Vista :
Le
peuplement de l’île de Boa Vista commence vers
1497 avec quelques bergers, sans doute des esclaves isolés.C’est
a cette époque que le bétail est introduit,
ainsi que le coton.
L’arrivée des anglais au début du 17em
siècle marque le début de l’exploitation
des salines.Elle exporte aussi de la teinture extraite de
l’orseille (urzela), plante qui pousse assez bien
dans l’île.
Du 18em au milieu du 19em siècle Boa Vista devient
l’île la plus importante du Cap-Vert. Elle exporte
sel, chaux et coton.
En 1843 elle devient le siège de la Commission luso
britannique pour l’abolition de l’esclavage.
En 1875 une loi pour affranchir les esclaves est promulguée
au Cap Vert. L’abolition officielle de l’esclavage
est proclamée en 1878. La culture du coton est abandonnée,
les salines fermées…aujourd’hui île
ne survit plus que d’un peu de pêche et d’élevage.
Le tourisme se développe, avec ce qu’il apporte
de bon et de mauvais…